Jeudi 10 décembre 2009
4
10
/12
/Déc
/2009
12:57
La nature ne nous a pas donné
Ni des ailes, ni la magie
De disparaître et d'apparaître
Alors il faut bien avec nos moyens
Mêmes les plus vains
Danser autour du monde
Juste quelques secondes
Ce n'est pas rien, ni anodin
Que de partir, à vingt mille lieux
D'où un dieu nous à posé
Un bon matin sur terre
Alors avant l'heure
De notre éxécution
Partons au tour du monde...
De Sydney à Quito
On partirait si tôt
On ne ferait pas de bruit
Alors avant que le fruit
Ne tombe, partons au plus tôt
On irait en hauts des mers
Aux profondeurs des montagnes
Un peu, sans doute, de la peur
Mais si peu, devant les cieux
Il y a des déserts
Qui attendent nos pas
Des morceaux de sable
Enfoncés sous nos pieds
Un ciel criant, arrogant
Ses rayons sur notre peau
La sueur, les pas
On attend cela...
Aux miettes de terre
Oubliées des autres
On chavirera sur leurs plages
Là où le naufrage ,nous aura échoué
Etourdi un moment, seuls
On s'allongera, le corps léger
Il y a des pierres
Au creux de nos mains
Le vent peut souffler
Il ne lavera pas ces beautés
Oeuvres de vilains
De satans, de fous
Derniers témoins
De nos mémoires oubliées
Et la neige au froid
Sur nos peaux si jeunes
Les yeux hésitants
L'immensité, pureté
Juste là...
Invicible armada
Des ondes
Malmené à chaque instant
Par ces flots glaciaux
On reste juste là
Si petit,
C'est si beau non ?
Rassurez vous
Le voyage n'est pas fini
Mais on peut s'y perdre ici
On peut laisser le temps aux autres
Juste rester là...
Et de La Havane au Kenya
Tombons juste en panne
Au milieux des savanes
Le front brûlant
La gorge nouée
Dans cette jungle endiablée
Devant passent les caravanes
Derrière les restes d'un vieux volcan
Que le temps a cessé de réveiller
Une lionne qui s'endort
A l'abri de son matador
Juste là, vous voyez...?
Des sillons au plus profond
De son âme
On s'enfoncera
On goûtera au sang éternelle
Et aux extrêmes
Aux montagnes, couteaux
Plantés vers le ciel
Surgissant des eaux
Qui meurent au soleil
Eblouissent nos yeux
Aux pierres blanches
Ciel écrasant
les ruines, fragments des idéaux passés
Se dressent hésitant
Fragiles, juste pour ne pas oublier
Que dans chaque pierre
Coule du sang
De ces contrées vertes
Où la pluie s'y baigne
Vierges innocentes
Juste envie d'y rester
A jamais...
Des collines
Aux lunes tranquilles
Aux nuits qui dominent
Paisiblement nos vies
On peut décoller
A nouveau
Ou bien s'arrêter...
Juste là ??????????????????????????????????????????????????????